Archives de l'auteur pour lademoiselletemeraire

13
août
08

retour a la case depart

Cela fait presque 2 mois sans ecrire. 2 mois a vivre, en tout contentement, a sortir entre amis, a vivre mes petites histoires amoureuses sans succes particulier mais sans difficulte, a travailler, a voyager, a m’amuser. Jusqu’a ce que ma confiance en moi parte en chute libre apres avoir frequente 2 hommes particulierement fabuleux mais particulierement laches. Trop d’alcool, trop de sorties, trop de cigarettes fumees, trop de voyages d’affaires, trop de decalage horaire, pas assez de sommeil et j’ai le moral a zero. 

Ce qui m’a pousse a ecrire? J’ai revu mon ex, mon “homme parfait” pour la premiere fois depuis cette soiree ou j’ai commence a ecrire ce blog, il y a 6 mois. Il est venu prendre le reste de ses affaires il y a quelques heures. Des qu’il est arrive, qu’il est rentre dans la maison, c’etait comme si le temps s’etait arrete, comme si c’etait l’annee derniere et qu’il allait me prendre dans ses bras. Son odeur est pareil (mon coeur bat a cent a l’heure), son sourire magnifique, ses yeux verts petillants. Son regard est ailleurs par contre. Il prend son peignoir, son manteau, ses chaussures, ses DVDs et il a deja envie de partir. Il me demande s’il y a quelqu’un dans ma vie, je lui repond que non. Je lui pose la question en retour, il repond que si, mais je m’en doutais deja un peu, la jolie brunette qui apparait dans ses photos sur facebook recemment… Facebook je deteste. Il repart, il a mis 2 heures en voiture pour venir, il ne reste meme pas 15 minutes. J’ai la nausee.

Ma liaison secrete s’est arretee il n’y a pas longtemps, elle s’est eteint d’elle-meme. Je pars vendredi pour Zurich, voir des amis, et puis aussi ma romance indienne, voir ce que sa donne. Je suis sure que je connais deja la reponse: rien, mais on verra bien. Et puis mon francais. Je n’arrive pas a m’en debarrasser. Je vous le jure j’ai essaye. Il persiste, il demande a me voir, il m’ecrit tous les soirs de ses vacances entre amis a Miami pour me dire qu’il veut me prendre dans ses bras. Sur messenger il me demande carrement en mariage. Il me dit qu’il m’adore. J’avoue, cette persistence m’etonne, me surprend, me trouble; et si ses intentions etaient bonnes apres tout? Cela fait 2 mois que je ne l’ai pas vu, cela va faire encore un mois que je ne le verrai pas tellement nous sommes occupes tous les deux.

Au fond, je n’y crois pas, mais j’essaie de me remonter le moral en m’entourant d’hommes. Je n’en ai jamais assez, j’ai peur de n’avoir personne, alors je les garde tous pres de moi, sachant que ca ne marchera surement jamais, en attendant l’homme parfait. Le plus marrant c’est que je ne couche avec aucun d’eux. On n’en arrive jamais a ce point-la. Tout ce que je veux c’est d’etre dans les bras de quelqu’un, me sentir en securite. Merde, je ne me reconnais meme plus. Je suis devenue le genre de femme que je meprise.

15
juin
08

la vie a travers d’autres yeux

J’ecris de moins en moins ces jours-ci, ce n’est pas forcement l’envie qui manque, mais je me rends compte que je n’arrive a ecrire que lorsque je suis troublee, torturee. Tout ceci a commence avec mon francais et j’ai l’impression que cela finira peut-etre aussi bien avec lui.

Il s’est fait larguer la semaine derniere, il n’a pas voulu l’epouser, elle l’a jete. Voila, il est celibataire, chose qui, il y a 6 mois, m’aurait fait hurler de plaisir. Maintenant? Je m’en fiche.

Je suis allee passer la nuit chez lui mercredi dernier, apres avoir fete l’anniversaire d’une bonne copine entre amis, histoire de voir ce qu’un francais celibataire donnait. Des 21.30 il prend contact: “t’es ou, tu viens toujours a la maison? je suis creve, je vais me coucher, depeche-toi”. Il devient lourd, il n’etait que 21.30, j’etais bien ou j’etais. Finalement, vers 23.00, j’arrive chez lui, il est deja au lit, a moitie endormi, je m’allonge a cote de lui, il se plaint, j’ai trop picole (et oui, un anniversaire ca se fete). Il m’emmerde. Je n’ai meme pas voulu l’embrasser, je me suis endormie et je me suis sauvee a 6.30. Je ne compte pas le revoir. Pour de bon cette fois-ci.

Lui, le copain qui ne voyait pas de futur pour nous, mais qui partage son lit avec moi de temps a autre, sans que personne ne le sache, commence a changer de refrain. Je me reveille le matin et il est blotti contre moi, le bras drape autour de ma taille, si je me remue dans la nuit, il se reveille tout de suite et me caresse la nuque jusqu’a ce que je me calme, deposant des baisers on ne peut plus tendres sur mes epaules. Je ne sais pas quoi en penser.

Le neo-zelandais est toujours en mer, je ne le vois jamais, mon ex, pareil, cela va faire 5 mois que je ne l’ai pas vu. Tous les deux s’appretent a traverser l’Atlantique en voilier, chacun de leur cote. Mon glaciologue est de nouveau en Autriche, ma romance des dernieres semaines passees en Inde ne fait pas le premier pas, tout ca me saoule, j’ai envie de tirer un trait, de recommencer a zero, de faire le tri dans ma vie.

J’ai l’impression que c’est la fin d’une epoque. Je suis bien dans ma peau, bien dans mon boulot, bien dans ma vie. Toutes ces histoires sans espoir, sans futur, sans lendemain… je n’en ai pas besion. Alors ce blog, qu’en faire? Je crois qu’il a fait son affaire, rempli un but, je ne sais pas si j’y reviendrai.

12
juin
08

encore des envies

Naomi par David Lachapelle

Je veux:

Qu’il me demande de venir le voir.

Sauter dans un avion pour Zurich.

Passer le weekend a ne pas avoir a se cacher.

Me perdre au fond de ses yeux bleus.

Sentir ses doigts effleurant mon bas ventre.

Lui faire comprendre ce dont j’ai envie sans l’effrayer.

Encore un qui n’aime pas s’engager et qui craint la fille collante, obsedee apres deux semaines. Je ne demande pourtant pas le mariage, ni meme une relation. Je suis au courant du fait qu’il habite loin, et que nous voyageons enormement tous les deux. Mais j’ai envie d’etre dans ses bras, la, maintenant.

Je ne sais pas quoi faire.

09
juin
08

le blues

Je ne trouve pas les mots pour decrire ce que me fait ressentir ce retour a la realite apres 2 semaines inoubliables. En fait, j’ai un peu la nausee, tellement je me sens vide. Vide sans la bande de 40 copains, les fetes autour de la piscine sous le ciel etoile a Goa, les ceremonies de mariage hindous, les courses de pousse-pousse dans les rues de Bengaluru a 2 heures du matin, les retrouvailles et les baisers voles dans des ruelles jonchees de dechets et de chats errants lors de nos balades nocturnes, a devoir jouer a cache cache avec les gardes de securite parsemes en ville (les demonstrations d’affection en publique sont desappprovees). Nous sommes de nouveau tous eparpilles un peu partout, Barcelone, Francfort, Zurich, Londres, Hambourg, je veux les voir la, maintenant, ce soir, cette semaine.  Je veux le revoir lui aussi, sans devoir se cacher, toujours la meme histoire avec moi, je vais m’effacer de peur de l’effrayer, je ne veux pas m’imposer.

En attendant, je regarde sans cesse mes photos et je telephone a ma soeur toutes les heures depuis s’etre quittees a Heathrow cet apres-midi. Je vais mal ce soir.

20
mai
08

a bientot…

Je fais mes valises, j’imprime mes billets d’avion, je m’apprete a partir pour deux semaines de vacances, de retrouvailles, d’evasion. Il en etait temps. Histoire de me vider la tete, d’oublier mes soucis mes desirs immoraux et de revenir un petit peu plus calme, plus posee, plus…reflechie (oui oui, j’essaie, honnetement). J’assiste au mariage de mon amour de lycee, en Inde, je dois mettre de cote ce qui s’est passe jeudi dernier et oublier mon cynism, du moins, le temps des festivites.

Je compte sur ma soeur pour me mettre une claque lorsque je deviendrai complaisante avec moi-meme en parlant sans cesse de cette envie inaccessible, je compte sur mes copains pour me faire rire et me faire voir le bon cote des choses. Je compte sur le mousson de ne pas se manifester, je compte sur le soleil pour retrouver une peau bronzee, je compte sur la distance pour me faire oublier. “Loin des yeux, loin du coeur”.

18
mai
08

reveil brutal

Mes semaines deviennent de plus en plus chargees. Je me retrouve dans l’incapacite de mettre a jour ce blog, que ce soit pour raisons professionnelles ou sociales. Dimanche soir et je sais a peine quel jour il est, quelle heure il est, cela n’a presque plus d’importance. Je sors entre amis pendant la semaine, je travaille les weekends, tout est a l’envers.

Ce weekend je dechante. J’ai du mal a croire a l’amour, a la monogamie, au mariage. Dans les rues, dans les restaus, je vois de jeunes familles avec leurs enfants et ca me degoute, je n’ai pas envie de ca, c’est une chimere, c’est faux. Les gens ne sont pas fideles, ce n’est pas dans leur nature. Je sais tres bien que l’infidelite n’est rien de nouveau, ce n’est pas la premiere fois que j’y fais face, mais c’est la premiere fois que cela me touche aussi profondement, que ce soit tangible, que cela m’affecte a ce point.

J’y avais toujours cru au conte de fees, je pensais toujours pouvoir trouver “l’homme de ma vie”, fonder une famille, construire un avenir, pour le meilleur ou pour le pire. Ce que j’ai vu jeudi soir, ce que j’ai eprouve, ce que qu’il a fait, ce que j’ai laisse faire. Ce que j’eprouve toujours. Le moment mal choisi, ses levres poses sur ma tete, aspirant l’odeur de mes cheveux. Le deroulement innocent des huit derniers mois, aboutissant en un apogee auquel je n’aurais meme pas ose penser, tellement c’etait impensable. Malgre l’innocence relative de l’acte meme, le timing, le developpement lent et intense, les paroles prononcees m’horrifient, me repulsent.

Vendredi soir, apres une semaine sans dormir plus de 4 ou 5 heures par nuit, avec les restes d’une gueule de bois presque perpetuelle, je me suis retrouvee en sanglots assise par terre contre le frigidaire avec un verre de whisky a la main, incapable de m’expliquer, refusant d’en parler. Lui, a mes cotes, incomprehensif, me cajolant, essayant de me faire manger un pad thai. Je ne peux plus croire au happy-end apres jeudi soir.  

Ceci n’est certainement pas dirige uniquement aux hommes, ce n’est pas une attaque au sexe oppose. Les femmes en sont toutes aussi capables / coupables. Pour la premiere fois dans ma vie, je ne pense plus que nous soyons faits pour etre monogames. Peut-etre pas un flash info pour vous chers lecteurs, mais pour moi la derniere preuve, la fin d’un reve. Ce weekend je pleure la perte de mon innocence, de mes ideaux.

11
mai
08

my american boy

Depuis avoir quitte mon ex en janvier, l’homme parfait (mais absent), j’ai (la plupart du temps) la peche. Tout le monde le dit, je suis radieuse, souriante, pleine d’energie, je ne me tais plus, je danse, je ris, je chante, je fais la folle. C’est vrai que je reprends plaisir a vivre. Si je doute, si j’angoisse, c’est parce que je me laisse trop facilement guider par mon coeur, et non ma tete. Si je prenais le temps de reflechir un peu plus, je me rendrai compte qu’en fait, tout va pour le mieux.

Encore un weekend phenomenal. Un vendredi soir (trop) arrose, un samedi a la campagne, BBQ et pool party sous le soleil entouree d’amis, samedi soir chez Lui a recuperer dans la garconniere et puis une nuit torride mais bourree de tendresse comme seul Lui sait faire.

Tellement complices, blottis l’un contre l’autre, il continue a me susurrer qu’il est vraiment bien avec moi, qu’il me trouve superbe, que je vais lui manquer quand on partira chacun de notre cote pendant 3 semaines (lui l’Espagne, moi l’Inde). Il ressent pourtant le besoin de me rappeller qu’on est justement bien ensemble parce que c’est “relax”, qu’on est “de bons amis” et qu’il n’y a pas de “prise de tete”.

D’un cote ca me blesse, visiblement je n’ai pas le pouvoir de lui donner envie de s’engager, mais si j’y reflechis bien, je n’ai ni l’envie d’en faire mon amoureux, d’avoir une relation. Ce que nous avons me convient parfaitement. Je dois arreter de vouloir des choses juste pour les avoir, pour pouvoir me dire que j’ai ete capable d’obtenir ce que je voulais.

Non, c’est bien comme ca pour l’instant.

07
mai
08

suite…

Patrick Demarchelier

Ami bloggeur me demande hier soir, pourquoi je ne choisirais pas l’un de ces quatre, celui qui me plait le plus. Je lui reponds tout simplement qu’en fait, le choix n’est pas le mien, aucun ne cherche a s’engager, je dois me contenter de virevolter de l’un a l’autre.

Quant a l’amour-propre, que penser quand pas qu’un seul, mais quatre (!) hommes qui vous tournent autour ne donnent aucun signe de vouloir plus que des moments voles, caches… De ne pas assez eprouver pour mettre en execution ce qu’ils ont commence, de se laisser aller. On me garde a l’ecart. C’est bien normal que je me mette en doute.  Non?

Oui oui, je sais, vaut mieux etre seule que mal accompagnee, mais…ce n’est pas la faute de l’un, sinon les effets d’un comportement commun.

06
mai
08

men are like buses…

…you wait for one, and then they all come along at once.

C’est ce qu’on dit a Londres. Voila, j’attends ce matin le bus numero 9 pendant une vingtaine de minutes, je suis a la bourre, et puis voila, 3 arrivent en meme temps. C’est embetant quand meme.

Je me retrouve un peu dans la meme situation cet apres-midi. Apres un enorme silence, des jours pour l’un, les semaines voire des mois pour les autres, tout d’un coup le blackberry clignote, le telephone sonne, le portable vibre…email, coup de telephone, texto…

Mon francais, le neo-zelandais, et puis Lui (mon secret jalousement garde). Le francais me propose de se voir jeudi soir, le neo-zelandais me propose ce weekend en voilier sur la cote, et puis Lui, si ce n’est pas ce weekend ca sera lundi prochain parce que j’ai besoin de pieuter (chez Lui) chez son meilleur copain . Et puis il y a ‘M’ mon glaciologue …je ne vous en ai pas encore parle? Ben, message recu aujourd’hui de son telephone satellite du cercle polaire.

Alors la recommencent mes doutes, mes questions, mes dilemmes: les garder tous au chaud pour quand j’en aurai besoin? (Ooooh la vilaine!). En choisir un? (Et si je me trompe?!) Choisir l’abstinence? (C’est vraiment pas marrant dis-donc…) Bon, j’avoue, il y a pire comme decisions a prendre dans la vie, mais la je suis decidement perplexe.

Vous commencez a comprendre comment ca fonctionne chez moi? Non, je ne suis pas une collectionneuse d’hommes, une femme fatale pour qui la seduction n’est qu’un jeu. Je crois que c’est tout le contraire, c’est une question d’avoir une pietre opinion de soi-meme.

04
mai
08

silence

Un petit texto, bien gentil, bien relax…et le silence total en retour.

Et voila, je me retrouve la fierte blessee.