Je ne trouve pas les mots pour decrire ce que me fait ressentir ce retour a la realite apres 2 semaines inoubliables. En fait, j’ai un peu la nausee, tellement je me sens vide. Vide sans la bande de 40 copains, les fetes autour de la piscine sous le ciel etoile a Goa, les ceremonies de mariage hindous, les courses de pousse-pousse dans les rues de Bengaluru a 2 heures du matin, les retrouvailles et les baisers voles dans des ruelles jonchees de dechets et de chats errants lors de nos balades nocturnes, a devoir jouer a cache cache avec les gardes de securite parsemes en ville (les demonstrations d’affection en publique sont desappprovees). Nous sommes de nouveau tous eparpilles un peu partout, Barcelone, Francfort, Zurich, Londres, Hambourg, je veux les voir la, maintenant, ce soir, cette semaine. Je veux le revoir lui aussi, sans devoir se cacher, toujours la meme histoire avec moi, je vais m’effacer de peur de l’effrayer, je ne veux pas m’imposer.
En attendant, je regarde sans cesse mes photos et je telephone a ma soeur toutes les heures depuis s’etre quittees a Heathrow cet apres-midi. Je vais mal ce soir.

0 Réponses vers “le blues”