Archive pour juin 2008

15
juin
08

la vie a travers d’autres yeux

J’ecris de moins en moins ces jours-ci, ce n’est pas forcement l’envie qui manque, mais je me rends compte que je n’arrive a ecrire que lorsque je suis troublee, torturee. Tout ceci a commence avec mon francais et j’ai l’impression que cela finira peut-etre aussi bien avec lui.

Il s’est fait larguer la semaine derniere, il n’a pas voulu l’epouser, elle l’a jete. Voila, il est celibataire, chose qui, il y a 6 mois, m’aurait fait hurler de plaisir. Maintenant? Je m’en fiche.

Je suis allee passer la nuit chez lui mercredi dernier, apres avoir fete l’anniversaire d’une bonne copine entre amis, histoire de voir ce qu’un francais celibataire donnait. Des 21.30 il prend contact: “t’es ou, tu viens toujours a la maison? je suis creve, je vais me coucher, depeche-toi”. Il devient lourd, il n’etait que 21.30, j’etais bien ou j’etais. Finalement, vers 23.00, j’arrive chez lui, il est deja au lit, a moitie endormi, je m’allonge a cote de lui, il se plaint, j’ai trop picole (et oui, un anniversaire ca se fete). Il m’emmerde. Je n’ai meme pas voulu l’embrasser, je me suis endormie et je me suis sauvee a 6.30. Je ne compte pas le revoir. Pour de bon cette fois-ci.

Lui, le copain qui ne voyait pas de futur pour nous, mais qui partage son lit avec moi de temps a autre, sans que personne ne le sache, commence a changer de refrain. Je me reveille le matin et il est blotti contre moi, le bras drape autour de ma taille, si je me remue dans la nuit, il se reveille tout de suite et me caresse la nuque jusqu’a ce que je me calme, deposant des baisers on ne peut plus tendres sur mes epaules. Je ne sais pas quoi en penser.

Le neo-zelandais est toujours en mer, je ne le vois jamais, mon ex, pareil, cela va faire 5 mois que je ne l’ai pas vu. Tous les deux s’appretent a traverser l’Atlantique en voilier, chacun de leur cote. Mon glaciologue est de nouveau en Autriche, ma romance des dernieres semaines passees en Inde ne fait pas le premier pas, tout ca me saoule, j’ai envie de tirer un trait, de recommencer a zero, de faire le tri dans ma vie.

J’ai l’impression que c’est la fin d’une epoque. Je suis bien dans ma peau, bien dans mon boulot, bien dans ma vie. Toutes ces histoires sans espoir, sans futur, sans lendemain… je n’en ai pas besion. Alors ce blog, qu’en faire? Je crois qu’il a fait son affaire, rempli un but, je ne sais pas si j’y reviendrai.

12
juin
08

encore des envies

Naomi par David Lachapelle

Je veux:

Qu’il me demande de venir le voir.

Sauter dans un avion pour Zurich.

Passer le weekend a ne pas avoir a se cacher.

Me perdre au fond de ses yeux bleus.

Sentir ses doigts effleurant mon bas ventre.

Lui faire comprendre ce dont j’ai envie sans l’effrayer.

Encore un qui n’aime pas s’engager et qui craint la fille collante, obsedee apres deux semaines. Je ne demande pourtant pas le mariage, ni meme une relation. Je suis au courant du fait qu’il habite loin, et que nous voyageons enormement tous les deux. Mais j’ai envie d’etre dans ses bras, la, maintenant.

Je ne sais pas quoi faire.

09
juin
08

le blues

Je ne trouve pas les mots pour decrire ce que me fait ressentir ce retour a la realite apres 2 semaines inoubliables. En fait, j’ai un peu la nausee, tellement je me sens vide. Vide sans la bande de 40 copains, les fetes autour de la piscine sous le ciel etoile a Goa, les ceremonies de mariage hindous, les courses de pousse-pousse dans les rues de Bengaluru a 2 heures du matin, les retrouvailles et les baisers voles dans des ruelles jonchees de dechets et de chats errants lors de nos balades nocturnes, a devoir jouer a cache cache avec les gardes de securite parsemes en ville (les demonstrations d’affection en publique sont desappprovees). Nous sommes de nouveau tous eparpilles un peu partout, Barcelone, Francfort, Zurich, Londres, Hambourg, je veux les voir la, maintenant, ce soir, cette semaine.  Je veux le revoir lui aussi, sans devoir se cacher, toujours la meme histoire avec moi, je vais m’effacer de peur de l’effrayer, je ne veux pas m’imposer.

En attendant, je regarde sans cesse mes photos et je telephone a ma soeur toutes les heures depuis s’etre quittees a Heathrow cet apres-midi. Je vais mal ce soir.