18
mai
08

reveil brutal

Mes semaines deviennent de plus en plus chargees. Je me retrouve dans l’incapacite de mettre a jour ce blog, que ce soit pour raisons professionnelles ou sociales. Dimanche soir et je sais a peine quel jour il est, quelle heure il est, cela n’a presque plus d’importance. Je sors entre amis pendant la semaine, je travaille les weekends, tout est a l’envers.

Ce weekend je dechante. J’ai du mal a croire a l’amour, a la monogamie, au mariage. Dans les rues, dans les restaus, je vois de jeunes familles avec leurs enfants et ca me degoute, je n’ai pas envie de ca, c’est une chimere, c’est faux. Les gens ne sont pas fideles, ce n’est pas dans leur nature. Je sais tres bien que l’infidelite n’est rien de nouveau, ce n’est pas la premiere fois que j’y fais face, mais c’est la premiere fois que cela me touche aussi profondement, que ce soit tangible, que cela m’affecte a ce point.

J’y avais toujours cru au conte de fees, je pensais toujours pouvoir trouver “l’homme de ma vie”, fonder une famille, construire un avenir, pour le meilleur ou pour le pire. Ce que j’ai vu jeudi soir, ce que j’ai eprouve, ce que qu’il a fait, ce que j’ai laisse faire. Ce que j’eprouve toujours. Le moment mal choisi, ses levres poses sur ma tete, aspirant l’odeur de mes cheveux. Le deroulement innocent des huit derniers mois, aboutissant en un apogee auquel je n’aurais meme pas ose penser, tellement c’etait impensable. Malgre l’innocence relative de l’acte meme, le timing, le developpement lent et intense, les paroles prononcees m’horrifient, me repulsent.

Vendredi soir, apres une semaine sans dormir plus de 4 ou 5 heures par nuit, avec les restes d’une gueule de bois presque perpetuelle, je me suis retrouvee en sanglots assise par terre contre le frigidaire avec un verre de whisky a la main, incapable de m’expliquer, refusant d’en parler. Lui, a mes cotes, incomprehensif, me cajolant, essayant de me faire manger un pad thai. Je ne peux plus croire au happy-end apres jeudi soir.  

Ceci n’est certainement pas dirige uniquement aux hommes, ce n’est pas une attaque au sexe oppose. Les femmes en sont toutes aussi capables / coupables. Pour la premiere fois dans ma vie, je ne pense plus que nous soyons faits pour etre monogames. Peut-etre pas un flash info pour vous chers lecteurs, mais pour moi la derniere preuve, la fin d’un reve. Ce weekend je pleure la perte de mon innocence, de mes ideaux.


2 Réponses vers “reveil brutal”


  1. mai 20, 2008 à 11:31

    allez, on se leve et on y croit….ca va revenir…;-)

  2. 2 H2.0
    mai 21, 2008 à 8:50

    Welcome to the club. Sorry :(


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