Archive pour mai 2008

20
mai
08

a bientot…

Je fais mes valises, j’imprime mes billets d’avion, je m’apprete a partir pour deux semaines de vacances, de retrouvailles, d’evasion. Il en etait temps. Histoire de me vider la tete, d’oublier mes soucis mes desirs immoraux et de revenir un petit peu plus calme, plus posee, plus…reflechie (oui oui, j’essaie, honnetement). J’assiste au mariage de mon amour de lycee, en Inde, je dois mettre de cote ce qui s’est passe jeudi dernier et oublier mon cynism, du moins, le temps des festivites.

Je compte sur ma soeur pour me mettre une claque lorsque je deviendrai complaisante avec moi-meme en parlant sans cesse de cette envie inaccessible, je compte sur mes copains pour me faire rire et me faire voir le bon cote des choses. Je compte sur le mousson de ne pas se manifester, je compte sur le soleil pour retrouver une peau bronzee, je compte sur la distance pour me faire oublier. “Loin des yeux, loin du coeur”.

18
mai
08

reveil brutal

Mes semaines deviennent de plus en plus chargees. Je me retrouve dans l’incapacite de mettre a jour ce blog, que ce soit pour raisons professionnelles ou sociales. Dimanche soir et je sais a peine quel jour il est, quelle heure il est, cela n’a presque plus d’importance. Je sors entre amis pendant la semaine, je travaille les weekends, tout est a l’envers.

Ce weekend je dechante. J’ai du mal a croire a l’amour, a la monogamie, au mariage. Dans les rues, dans les restaus, je vois de jeunes familles avec leurs enfants et ca me degoute, je n’ai pas envie de ca, c’est une chimere, c’est faux. Les gens ne sont pas fideles, ce n’est pas dans leur nature. Je sais tres bien que l’infidelite n’est rien de nouveau, ce n’est pas la premiere fois que j’y fais face, mais c’est la premiere fois que cela me touche aussi profondement, que ce soit tangible, que cela m’affecte a ce point.

J’y avais toujours cru au conte de fees, je pensais toujours pouvoir trouver “l’homme de ma vie”, fonder une famille, construire un avenir, pour le meilleur ou pour le pire. Ce que j’ai vu jeudi soir, ce que j’ai eprouve, ce que qu’il a fait, ce que j’ai laisse faire. Ce que j’eprouve toujours. Le moment mal choisi, ses levres poses sur ma tete, aspirant l’odeur de mes cheveux. Le deroulement innocent des huit derniers mois, aboutissant en un apogee auquel je n’aurais meme pas ose penser, tellement c’etait impensable. Malgre l’innocence relative de l’acte meme, le timing, le developpement lent et intense, les paroles prononcees m’horrifient, me repulsent.

Vendredi soir, apres une semaine sans dormir plus de 4 ou 5 heures par nuit, avec les restes d’une gueule de bois presque perpetuelle, je me suis retrouvee en sanglots assise par terre contre le frigidaire avec un verre de whisky a la main, incapable de m’expliquer, refusant d’en parler. Lui, a mes cotes, incomprehensif, me cajolant, essayant de me faire manger un pad thai. Je ne peux plus croire au happy-end apres jeudi soir.  

Ceci n’est certainement pas dirige uniquement aux hommes, ce n’est pas une attaque au sexe oppose. Les femmes en sont toutes aussi capables / coupables. Pour la premiere fois dans ma vie, je ne pense plus que nous soyons faits pour etre monogames. Peut-etre pas un flash info pour vous chers lecteurs, mais pour moi la derniere preuve, la fin d’un reve. Ce weekend je pleure la perte de mon innocence, de mes ideaux.

11
mai
08

my american boy

Depuis avoir quitte mon ex en janvier, l’homme parfait (mais absent), j’ai (la plupart du temps) la peche. Tout le monde le dit, je suis radieuse, souriante, pleine d’energie, je ne me tais plus, je danse, je ris, je chante, je fais la folle. C’est vrai que je reprends plaisir a vivre. Si je doute, si j’angoisse, c’est parce que je me laisse trop facilement guider par mon coeur, et non ma tete. Si je prenais le temps de reflechir un peu plus, je me rendrai compte qu’en fait, tout va pour le mieux.

Encore un weekend phenomenal. Un vendredi soir (trop) arrose, un samedi a la campagne, BBQ et pool party sous le soleil entouree d’amis, samedi soir chez Lui a recuperer dans la garconniere et puis une nuit torride mais bourree de tendresse comme seul Lui sait faire.

Tellement complices, blottis l’un contre l’autre, il continue a me susurrer qu’il est vraiment bien avec moi, qu’il me trouve superbe, que je vais lui manquer quand on partira chacun de notre cote pendant 3 semaines (lui l’Espagne, moi l’Inde). Il ressent pourtant le besoin de me rappeller qu’on est justement bien ensemble parce que c’est “relax”, qu’on est “de bons amis” et qu’il n’y a pas de “prise de tete”.

D’un cote ca me blesse, visiblement je n’ai pas le pouvoir de lui donner envie de s’engager, mais si j’y reflechis bien, je n’ai ni l’envie d’en faire mon amoureux, d’avoir une relation. Ce que nous avons me convient parfaitement. Je dois arreter de vouloir des choses juste pour les avoir, pour pouvoir me dire que j’ai ete capable d’obtenir ce que je voulais.

Non, c’est bien comme ca pour l’instant.

07
mai
08

suite…

Patrick Demarchelier

Ami bloggeur me demande hier soir, pourquoi je ne choisirais pas l’un de ces quatre, celui qui me plait le plus. Je lui reponds tout simplement qu’en fait, le choix n’est pas le mien, aucun ne cherche a s’engager, je dois me contenter de virevolter de l’un a l’autre.

Quant a l’amour-propre, que penser quand pas qu’un seul, mais quatre (!) hommes qui vous tournent autour ne donnent aucun signe de vouloir plus que des moments voles, caches… De ne pas assez eprouver pour mettre en execution ce qu’ils ont commence, de se laisser aller. On me garde a l’ecart. C’est bien normal que je me mette en doute.  Non?

Oui oui, je sais, vaut mieux etre seule que mal accompagnee, mais…ce n’est pas la faute de l’un, sinon les effets d’un comportement commun.

06
mai
08

men are like buses…

…you wait for one, and then they all come along at once.

C’est ce qu’on dit a Londres. Voila, j’attends ce matin le bus numero 9 pendant une vingtaine de minutes, je suis a la bourre, et puis voila, 3 arrivent en meme temps. C’est embetant quand meme.

Je me retrouve un peu dans la meme situation cet apres-midi. Apres un enorme silence, des jours pour l’un, les semaines voire des mois pour les autres, tout d’un coup le blackberry clignote, le telephone sonne, le portable vibre…email, coup de telephone, texto…

Mon francais, le neo-zelandais, et puis Lui (mon secret jalousement garde). Le francais me propose de se voir jeudi soir, le neo-zelandais me propose ce weekend en voilier sur la cote, et puis Lui, si ce n’est pas ce weekend ca sera lundi prochain parce que j’ai besoin de pieuter (chez Lui) chez son meilleur copain . Et puis il y a ‘M’ mon glaciologue …je ne vous en ai pas encore parle? Ben, message recu aujourd’hui de son telephone satellite du cercle polaire.

Alors la recommencent mes doutes, mes questions, mes dilemmes: les garder tous au chaud pour quand j’en aurai besoin? (Ooooh la vilaine!). En choisir un? (Et si je me trompe?!) Choisir l’abstinence? (C’est vraiment pas marrant dis-donc…) Bon, j’avoue, il y a pire comme decisions a prendre dans la vie, mais la je suis decidement perplexe.

Vous commencez a comprendre comment ca fonctionne chez moi? Non, je ne suis pas une collectionneuse d’hommes, une femme fatale pour qui la seduction n’est qu’un jeu. Je crois que c’est tout le contraire, c’est une question d’avoir une pietre opinion de soi-meme.

04
mai
08

silence

Un petit texto, bien gentil, bien relax…et le silence total en retour.

Et voila, je me retrouve la fierte blessee.

02
mai
08

to call or not to call

Le probleme d’une relation “relax”, “sans futur”, “pour s’amuser”, c’est qu’apres une bouteille (ou deux) de vin, dans un cadre superbe, on se dit que ca serait quand meme bien d’etre “a deux” pour en profiter ensemble. Sauf qu’on ne peut pas l’appeller l’autre, parce que ce n’est pas du “serieux” et on ne cherche pas a s’ennuyer avec nos petites histoires quotidiennes.

J’aimerais bien moi, l’appeller, lui envoyer un texto pour lui dire qu’il me manque et que j’aimerais qu’il soit dans mon lit ce soir, me reveiller a ses cotes demain, faire bronzette au bord de la piscine, dejeuner a l’ombre de ma terrasse pour ensuite partir faire la “sieste” provencale… Mais je ne peux pas. Je reste stoique, de peur de l’effrayer. C’est plus prudent. (Vous savez comme j’ai horreur de la prudence??)