Mon petit manipulateur prefere,
Que me veux-tu? Au debut: une relation. Quelques mois plus tard: uniquement le sex. Maintenant: tu ne sais plus ce que tu fais.
Crois-tu que je serais toujours la pour toi, que je n’ai pas ma vie a moi? Que je ne suis pas entouree, en demande, occupee? Que je devrais attendre a ce que tu prennes une decision, que je devrais me battre pour t’avoir a moi toute seule?
Il y a plusieures raisons pour lesquelles ca ne marchera jamais entre toi et moi. Tu ne te confies jamais a moi, je ne sais pas ce qui se passe ni dans ta tete, ni dans ta vie. Et je sais qu’il s’en passe des choses, je ne t’ai jamais demande parce que je pensais que tu ne voulais pas encore aborder le sujet. Je ne sais pas comment t’en parler, et pourtant, je voudrais te soutenir. Meme entant qu’amie. Mais on n’a meme pas de l’amitie, tu ne me laisses meme pas ca, tu dis que l’amitie avec moi ne te suffit pas. Mais on se parle a peine. Nos conversations t’chat se sont arretees. Les coups de telephone aussi. Ce n’est qu’emails, parfois tres tendres a se parler de notre envie mutuelle de se voir, parfois a se prendre la tete.
On se voit peut etre une fois par semaine, normalement une fois tous les quinze jours. Tu n’es jamais la, moi non plus, toujours tous les deux a l’etranger. On dine, on baise, tu t’endors, moi je reste eveillee, seule dans le noir, me demandant ce que je fous la. Forcement, parce que tu travailles comme un malade. Je t’admire pour cela, mais quand meme s’il te plait, laisse le blackberry hors du lit. Tu n’es jamais mien, jamais entierement. Il y a toujours C, toujours le boulot, toujours quelqu’un au telephone.
Tu es tellement difficile, tellement exigeant. Tu critiques mais tu n’aimes pas qu’on te critique. Et pourtant il y a enormement de choses que tu adores chez moi. Je le sais. Mais ca ne suffit pas. Tu ne sais pas me le montrer, tu ne sais pas en discuter. Tu commences des conversations, mais tu es incapable de les mener a bout une fois que mes questions te mettent mal a l’aise. 30 emails d’affilee et puis hop, tu “disparais” – je sais que tu es la, mais que tu te caches, tu m’ignores tout d’un coup, parce que ca t’arrange. Tu ne vois pas a quel point je trouve ca lache? A quel point tu me decois? Ne vois-tu pas que tu baisses tous les jours un peu plus dans mon estime? Tu n’es pas l’homme que je croyais et je ne te ferai plus confiance.
Tu en as du boulot a faire pour me prouver que toutes les qualites avec lesquelles tu m’as seduit n’etaient pas que chimere. Mais bon, pourquoi faire l’effort alors qu’il n’y a rien a sauver?
J’y suis tres bien dans tes bras, quand le telephone ne sonne pas, le blackberry ne vibre pas, tes colocs ne nous derangent pas, le reveil ne sonne pas pour que je me precipite encore une fois a l’aeroport. On en parle depuis 4 mois de cette grasse mat et de ce brunch, de ce weekend a profiter pleinement l’un de l’autre. Je n’y crois plus. Tout comme je ne crois plus en nous. Presque meme plus entant qu’amants non plus. C’est triste.
Je sais comment tu me repondras, soit avec ton fameux silence, soit avec “mais c’est pas vrai mon coeur!”, tes reponses a tout. Epargne-moi ca s’il te plait, si tu n’as rien d’intelligent a dire, laisse-moi tranquille.
Aurai-je le courage de l’envoyer pour de vrai?